À quoi sert ce modèle de contrat ?
Le masseur-kinésithérapeute exerce une profession paramédicale. Il exécute des actes médicaux de massage et de rééducation. Il prodigue ainsi des soins de rééducation et de réadaptation afin de maintenir ou restaurer le mouvement et les capacités fonctionnelles des patients. Ses patients peuvent être des adultes, des malades, des enfants, des blessés souffrant de diverses pathologies plus ou moins graves : lombalgie, entorse, rhumatisme, troubles neurologiques, insuffisances respiratoires notamment chez les nouveau-nés… Ces actes s'effectuent sur prescription médicale d'un médecin.
Le kinésithérapeute doit avoir un bon équilibre psychique ainsi qu'une bonne condition physique car il travaille le plus souvent debout et produit des efforts physiques prolongés.
Pour devenir kinésithérapeute, il faut avant tout entrer dans un des instituts de formation en masso-kinésithérapie (IFKM). Il en existe une quarantaine : à Montpellier, Rennes, Paris… Le diplôme d'État obligatoire pour exercer la profession de kinésithérapeute s'obtient après quatre (trois avant 2017) années d'études à l'IFKM.
Le décret n° 2021-1085 du 13 août 2021 confère désormais le grade universitaire de master aux titulaires du diplôme d'État de masseur-kinésithérapeute, à compter de la promotion de juin 2021.
L'accès à la formation s'effectue après la première année commune aux études de santé (PACES), la première année de licence sciences et techniques des activités physiques et sportives (STAPS) ou une première année de licence dans le domaine sciences, technologies, santé. En effet, le concours d'entrée aux IFKM a été supprimé en 2017. Toutefois, la sélection reste sévère et encadrée par un numerus clausus (jusqu'à la rentrée 2020).
Bon à savoir : la PACES (première année commune aux études de santé) qui conduisait au concours pour accéder en 2e année de médecine est supprimée à la rentrée 2020. De nouvelles modalités d'accès aux études de santé sont mises en place (décret n° 2019-1125 du 4 novembre 2019). Les étudiants peuvent choisir entre différentes voies d'accès aux études de médecine : un parcours spécifique « accès santé » avec une option d'une autre discipline (PASS), une licence avec option « accès santé » (L.AS) ou encore une formation de 3 ans conduisant à un titre ou diplôme d'État d'auxiliaire médical. Le nombre d'étudiants admis en 2e année dans les différentes filières est défini par les universités (numerus apertus) et les agences régionales de santé (ARS).
Un kinésithérapeute peut exercer en libéral mais également en qualité de salarié dans le domaine sportif, au sein d'un cabinet paramédical, au sein d'un centre de thalassothérapie, au sein d'un centre hospitalier, au sein d'un centre de rééducation…
Bon à savoir : la loi n° 2021-502 du 26 avril 2021 prévoit pour les masseurs-kinésithérapeutes la possibilité d'adapter et renouveler les prescriptions médicales initiales d'actes de kinésithérapie datant de moins d'un an ; et de prescrire des « produits de santé », dont la liste sera fixée par arrêté.
Le salaire moyen d'un débutant entre 1 500 et 1 800 euros, selon qu'il travaille dans le public ou dans le privé. Dans les hôpitaux, après une certaine expérience professionnelle, le masseur-kinésithérapeute peut préparer le diplôme de cadre de santé ou celui de directeur de soins. Il peut aussi se spécialiser : sport, rhumatologie, kinésithérapie respiratoire, ostéopathie…